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Global Summit of Women 2021 Actualités Le 19 novembre 2021, au lycée Saint Paul à Lille

Il y a quelques mois, nous vous sollicitions pour répondre à l’enquête IESF sur les ingénieur.e.s. Comme vous le savez sans doute, l’association Femmes Ingénieurs réalise à partir de cette enquête une analyse comparée des résultats bruts, pour publier son Observatoire des ingénieures. Ce document de synthèse a pour ambition de faire le point sur la situation des ingénieures et de la comparer à celle de leurs homologues masculins.

J’ai le plaisir de vous proposer la lecture de notre dernière publication, disponible sur le site de Femmes Ingénieures www.femmes-ingenieures.org :

https://www.femmes-ingenieures.org/offres/file_inline_src/82/82_P_38037_619268f8757e2_15.pdf

Que nous apprend cette étude ?

Nous faisons une analyse contrastée de la situation des femmes ingénieures :

Les femmes ingénieures ont des carrières variées, utiles et riches d’initiative. Essentiellement salariées en CDI, elles bénéficient du plein emploi et pour 72% n’ont jamais connu de période de chômage. Elles sont environ deux fois mieux payées que la moyenne des françaises. Cette réalité met à mal bon nombre d’idées reçues, et devrait encourager les filles à se tourner vers les études d’ingénieur, où elles réussissent dans tous les secteurs techniques.

Pourtant, les femmes représentent près d’un quart seulement (23%) de la population des ingénieurs, soit une progression qui se limite à 5 points depuis 10 ans. Elles représentent près de 30% des ingénieurs de - de 30 ans, et moins de 15% des ingénieurs de plus de 50 ans.

Les ingénieures sont globalement davantage présentes dans les secteurs et les métiers les moins rémunérateurs -agriculture et de la sylviculture, agroalimentaire et environnement (eau, assainissement et dépollution)- tandis qu’à l’inverse les secteurs les plus rémunérateurs sont aussi les moins féminisés : électricité, gaz, industries extractives & raffinage, équipements électriques, spatial, produits électroniques, informatiques & optiques : cause ou conséquence ?

Si les entreprises déplorent le manque d’ingénieures sur le marché et se tournent vers notre association pour les aider à recruter, nous ne pouvons que constater que le plafond de verre résiste aux ingénieures, comme à toutes les femmes cadres françaises, puisque 42% d’entre elles non ni responsabilité hiérarchique, ni budgétaire.

En fin de carrière le différentiel de salaire entre femmes et hommes est de 24%, avec une tendance à la hausse par rapport aux années précédentes. Si cette différence s’explique essentiellement par des évolutions de carrière différentes, les entreprises gagneraient à envoyer aux ingénieures des signes plus tangibles de volonté de leurs proposer les carrières et les salaires qu’elles méritent, ceci alors que le différentiel de salaire est déjà en défaveur des femmes, dès le début de carrière. Le bénéfice que retirent les entreprises sur leurs performances, grâce à des équipes plus mixtes et inclusives, justifierait pleinement cet investissement. Ceci d’autant plus que la concurrence est rude pour recruter des talents.

Ces inégalités sont d’autant plus préoccupantes, que nos collègues masculins semblent en majorité de pas les percevoir, alors que quasiment une femme sur deux est en inadéquation avec les valeurs d’égalité de son employeur.

 

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