



Programme prévisionnel de cette journée, pour la préparation de laquelle Femmes Ingénieures s'investit:
La journée s’est organisée autour de deux temps forts :
Le matin, plusieurs tables rondes seront organisées en plénière, sur les thèmes suivants :
Inégalités de genres : coûts, budget et solutions
L’absence de mixité dans les secteurs en tension et dans les secteurs d’avenir : coûts, conséquences et actions.
Nouvelles plateformes numériques et nouveaux modes de consommation : Quelle gestion des nouveaux risques pour femmes ?
L’après-midi, des ateliers de travail participatif et collaboratifs, sur la thématique de l’approche systémique de l’égalité dans les secteurs économiques et financiers seront organisés en lien avec les associations et les réseaux œuvrant pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans les secteurs publics et privés.
1/ Comment faire de la fiscalité un levier de l’égalité ?
2/ De l’investissement des femmes à l’accès au financement des entrepreneures : comment mobiliser les capitaux privés en faveur de l’égalité économique ?
3/ Pour une approche mixte de l’économie : Où sont les hommes ?
4/ Quelles mesures (économiques, fiscales, etc…) pour mettre un frein aux dérives sexistes dans le numérique ?
Nous serons représentées par plusieurs membres du CA de Femmes Ingénieures, dont la Présidente d'honneur, Aline Aubertin, qui fait partie du comité de pilotage. Si vous souhaitez participer, écrivez à femmes_ingenieurs@yahoo.com
Aline Aubertin partage ce qu'elle a retenu de cette journée :
Une matinée particulièrement riche, portée par des interventions de haut niveau - Roland Lescure, Thomas Courbe, Pascal Huguet, Anne-Cécile Mailfert, Karine Berger, Hippolyte d'Albis, Kathie Werquin-Wattebled, Anne Le Hénanff … - qui ont permis d’objectiver des constats encore trop souvent sous-estimés :
🔹 Des inégalités persistantes, y compris dans les politiques publiques : Malgré des avancées récentes, l’égalité femmes-hommes reste insuffisamment intégrée dans les décisions budgétaires et les évaluations des politiques.
🔹 Des biais profondément ancrés : Les travaux du CNRS présentés par Pascal Huguet montrent que les stéréotypes de genre perdurent, y compris dans les milieux les plus informés et influencent durablement les trajectoires, notamment dans les filières scientifiques.
🔹 Un enjeu économique majeur : Moindre accès au financement, sous-représentation dans les hashtag#STEM, présence encore limitée dans l’entrepreneuriat : autant de freins alors même que la mixité est un levier de performance reconnu.
🔹 Numérique et IA : vigilance nécessaire
Comme l’a rappelé Anne Le Henanff, la technologie n’est pas neutre. Sous-représentation des femmes, biais des données, cyberharcèlement : ces enjeux touchent directement à la souveraineté et aux droits fondamentaux.
🔹 Des signaux sociétaux préoccupants : La montée de formes de misogynie, notamment en ligne, appelle à une mobilisation collective renforcée.
L’après-midi, un atelier collaboratif sous forme de simulation de commission parlementaire a permis d’explorer des pistes concrètes, notamment des incitations économiques pour responsabiliser les plateformes numériques face aux dérives sexistes.
Dans un contexte où les besoins en compétences scientifiques et industrielles sont considérables, nous ne pouvons pas nous priver de la moitié des talents.
Au sein de l'Association Femmes Ingénieures, nous sommes pleinement mobilisés pour attirer, former et accompagner davantage de femmes vers ces filières stratégiques.
Parce que l’égalité est un enjeu de justice.
Mais aussi, et indissociablement, un enjeu de performance, d’innovation et de souveraineté.
Bravo à Alice de Maximy pour l'organisation de cette journée !